« Il faut que ça coûte le moins cher possible! », « C'est une bonne idée mais ça va coûter trop cher! », « C'est un bon concept mais notre environnement de développement/CMS ne l'offre pas de base. Il va falloir développer et ça va coûter des sous. » (soupirs) J'entends et je comprends. Je compatis aussi avec les directions de systèmes qui se font toujours dire que ça coûte trop cher. Sauf que...
Qu'est-ce qui est le plus important? Réduire les coûts de développement et accoucher d'une solution bancale du point de vue utilisateurs/clients ou investir ce qu'il faut et diminuer les coûts d'utilisation/augmenter les ventes?
Certaines personnes sont tellement préoccupées par les coûts de développement qu'elles perdent la vision d'ensemble. On s'en fout des coûts de développement... ce qui compte, ce sont les coûts d'utilisation. OK, je ne me fous pas totalement des coûts de développement, je m'y intéresse tout particulièrement d'ailleurs (voir ce billet). Cela dit, ce qui prime, ce sont les coûts d'utilisation/les pertes de ventes.
Supposons par exemple qu'on veuille économiser 20 jours-personnes pour diminuer les coûts de développement d'une application Web destinée aux employés d'une entreprise. À 500 $ par jour de développement, cela représente une économie de 10 000 $, ce qui à première vue est intéressant.
Cependant, cette « économie » de développement fera en sorte qu'au moment de l'utilisation de l'application, chaque employé de l'entreprise perdra 5 minutes par dossier traité. Cinq minutes, vous admettrez que c'est bien peu. Continuons. Disons qu'un employé traite 5 dossiers par jour et qu'il y a 200 jours ouvrables dans une année, cela représente 5 000 minutes ou 83 heures en perte de temps par année par employé. À un taux horaire de 25 $ (35 000 $ par an), cela représente une perte de 2 075 $ par an par employé. Passons à 10 employés et soudainement ce chiffre monte à 20 750 $ par année. La durée de vie d'un système étant minimalement de 5 ans, cela coûtera plus de 100 000 $ en perte de productivité, tout ça pour économiser 10 000 $. Comme dirait l'autre à la télé : « Il doit y avoir une erreur! ».
C'est comme si pour économiser, on s'achetait une voiture usagée à 700 $ en croyant faire une bonne affaire alors qu'on dépensera près de 200 $ par mois en entretien, en huile et en essence... sans compter le temps perdu au garage.
Que doit-on retenir de tout cela?
1. Il faut considérer les coûts de développement d'une application sans oublier ceux liés à son utilisation.
2. Il faut trouver des façons de développer plus rapidement et faire ainsi d'une pierre deux coups : diminuer les coûts de développement et d'utilisation. Je vous invite à suivre ma formation sur le développement rapide dans le cadre de ma journée Combo-ergo le 15 septembre prochain à Québec. Vous verrez qu'après tout, ce n'est pas si difficile que ça!
Voici en vrac quelques observations faites pendant ce 25e CHI Ã San Jose :
Je me permets aujourd'hui un petit billet d'opinion. Depuis quelques temps, pour ne pas dire depuis longtemps, j'ai observé qu'il a :
Les téléphones cellulaires représentent l'archétype parfait du « bon-pour-tout-mais-bon-pour-rien ». En effet, le téléphone cellulaire de 2007 est à la fois un appareil photo, une mini console de jeux, un baladeur MP3 et, si on est chanceux, un téléphone ! Oui, oui, on peut même faire des appels avec ces « choses ».
Faites un test. Mettez un téléphone multifonctions dans les mains d'une « personne normale » (genre votre père ou votre mère) et observez leurs réactions. Panique ! C'est d'ailleurs ce qui a poussé Samsung a concevoir un téléphone cellulaire qui n'est qu'un téléphone cellulaire : le JitterBug. Un téléphone pour le vrai monde quoi ! Je leur prédis un beau succès.
Et moi, qu'est-ce que j'ai comme cellulaire me direz-vous ? J'ai un Tréo 650 de Palm. C'est un agenda électronique hors du commun doté d'un téléphone plus qu'ordinaire. Le son est à la limite du OK, tant pour l'émetteur que pour le récepteur. L'écran tactile est excellent lorsqu'on utilise le stylet mais pour composer un numéro de téléphone avec de vrais doigts, c'est un total désastre. Le faire en marchant ou en conduisant (je sais, il ne faut pas faire ça) est virtuellement impossible. C'est d'ailleurs pour ça que je dis que le Tréo est avant tout un agenda, puis une tentative de téléphone par la suite. Et c'est sans parler du réseau de mon fournisseur actuel qui est loin d'être d'une fiabilité à toute épreuve. Je parcours l'autoroute 40 à chaque jour (et parfois entre Québec et Montréal) et il ne se passe pas un seul voyage sans que le signal tombe à plat, en pleine conversation (!). On est en 2007 et on n'est même pas foutu d'avoir un réseau cellulaire qui fonctionne le long d'une autoroute transquébécoise !?
Du calme, du calme... Je disais donc que je pense sérieusement passer du côté de Rogers et m'acheter un téléphone qui 1. permet de faire des appels et dont le son est excellent, 2. possède un agenda et 3. me permettra quand même d'accéder à mes courriels. Je pense à celui-ci. Le joli site en Flash du téléphone en question fait très tendance mais ne dit et ne montre malheureusement pas grand chose. Je vais certainement vous en reparler dans un prochain billet.