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Simplicité

Quand on parle de simplicité, difficile de ne pas mentionner le site Umbrella Today.

Umbrella.jpg

C'est simple. Ça digère les cartes météo, les probabilités de précipitation et toutes ces autres données dont on a rien à foutre (comme le point de rosée?!?) pour répondre à une question :
Est-ce que je vais avoir besoin d'un parapluie aujourd'hui?

Un seul mot : bravo!

Comment concevoir un site Web... même pour les petits budgets

Voici l'essentiel de mon propos présenté au Réseau META* de Québec-Lévis ce vendredi 28 mars
© 2008 - Daniel Lafrenière - Tous droits réservés.

Créer un site Web, c'est long, difficile et coûteux... faux! On n'a pas besoin d'être sur le Web... faux! Si vous n'êtes pas sur le Web, vous n'existez pas! Si on ne vous trouve pas dans Google, vous n'existez pas! Point!

Il faut donc être présent sur le Web. Comment faire? En ayant un blogue et/ou en ayant un site à une page.

Pour ce qui est des blogues, il existe des sites gratuits comme Blogger et WordPress qui vous permettent non seulement de créer et de gérer un blogue, mais aussi de vous héberger gratuitement.

Quant aux sites à une page, si vous avez un Mac, vous pouvez créer à l'aide de iWeb un site d'allure professionnelle et être hébergé sur .Mac pour un coût annuel d'une centaine de dollars. Pas trop cher pour s'afficher avec élégance sur le Web.

Tout site devrait dire et montrer :

1. Qui vous êtes (nom, titre, photo).
2. Ce que vous faites (votre offre de services).
3. Ce que vous avez fait (vos réalisations, vos clients).
4. Comment vous contacter (no de téléphone, courriel).
5. Quelles sont vos heures d'ouverture (s'il y a lieu).
6. Où vous êtes situés (itinéraire Google Maps, stationnement à proximité).
7. Ce que les autres ont dit de vous (témoignages de clients, médias).

Voici d'ailleurs un gabarit que vous pourriez utiliser dès maintenant pour votre futur site :

Gabarit de site Web à une page

Le site d'IconWerk est un bel exemple de site à une page. Même si cette dernière est un peu longue, ce n'est pas un défaut pour ce genre de site.

Il est important de soigner l'image de votre site Web puisque les gens vont vous juger d'après son apparence. Et ça se fait rapidement, généralement en moins de 50 millisecondes. En un mot, si c'est beau chez vous, les gens vont vouloir faire affaire avec vous.

Donc :

1. Pensez à vos qui, quoi, comment, quand et où.
2. Pensez esthétique et simplicité.
3. Go! Allez-y! Faites votre page Web! Qu'est-ce que vous attendez?




META : micro-entreprises et travailleurs autonomes

Pour s'asseoir en toute simplicité

Depuis quelques mois (presqu'un an à vrai dire!), je suis à la recherche de la chaise de bureau ergonomique pour remplacer celle que je me suis acheté en 1986 (!) et qui est dans un piteux état. Cet été, Michael m'a gentiment fait essayer sa Steelcase Leap mais je n'étais pas tout à fait convaincu que c'était pour moi...

Après avoir effectué quelques recherches sur le Web, je suis tombé sur la chaise Liberty de la compagnie Human Scale.

Je n'ai pas encore essayé ladite chaise. Cela dit, en explorant le site du fabriquant, j'ai été séduit par ce court texte :

Chaise Liberty de la compagnie Human Scale


Malgré la panoplie d'ajustements possibles, cette chaise est simple d'utilisation. Comme quoi, la simplicité a sa place partout. Reste à savoir si elle est vraiment confortable... à suivre!

L'approche buffet chinois

Buffet chinois

Je réalise des évaluations d'expert (appelées aussi « Ã©valuations heuristiques Â») depuis plusieurs années. Quel problème revient le plus souvent? Le manque de « focus Â». On tire partout en espérant pouvoir atteindre au moins une cible.

C'est ce que j'appelle l'approche « buffet chinois Â» : on inonde l'internaute d'hyperliens, de listes déroulantes et d'animations qui semblent vouloir dire « Cliquez-moi! Cliquez-moi! Non pas l'autre, moi! Â», le tout sur la page d'accueil... et on espère que l'internaute y trouve son compte.

C'était peut-être l'approche à la mode il y a 10 ans. Vous vous souvenez des portails? Ah oui, il s'en fait toujours... (soupirs!)... mais le Web a fait du chemin depuis. Il faut alléger, s'assurer de la pertinence de tout élément d'information présenté et resserrer le propos. Il faut simplifier, il faut épurer. Est-ce facile? Bien sûr que non... mais l'effort en vaut la peine, croyez-moi!

Simplicité volontaire

Il n'y a rien de tel que des essais d'utilisabilité pour recentrer la conception d'un site Web. J'anime des séances d'essais depuis des années et à chaque fois, je suis impressionné de ce qu'on peut en retirer.

Il y a quelques semaines, j'ai fait tester par du « vrai monde Â» un nouveau site de commerce électronique. Fidèle à moi-même, les tests ont été réalisés sur des maquettes papier. Ça ne coûte pas cher et c'est tout aussi efficace que des maquettes réalisées en HTML ou en Flash.

Ce que j'ai retenu de ces essais : simplicité, simplicité et simplicité. Le « monde normal Â» en a rien à foutre des fonctionnalités avancées et des multiples possibilités de navigation. Le monde normal veut un chemin simple, des mots clairs et précis, pouvoir comparer et avoir assez de renseignements (et pas trop) pour prendre une décision éclairée. On (l'équipe de conception dont je faisais partie) savait tout ça mais c'est tellement facile de complexifier inutilement un design qu'on est tombé tout naturellement dans ce piège.

Le design qu'on avait produit n'était pas mal, loin de là. Mais ce qui ne marchait pas, ne marchait vraiment pas. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a fait des essais d'utilisabilité. Comme l'a déjà dit quelqu'un, « Le but premier du prototypage (et des essais d'utilisabilité) est de se casser la gueule le plus tôt possible, quand ça fait le moins mal Â».

Donc je viens de passer une dizaine d'heures à simplifier le tout. J'aimerais vous montrer ce que j'ai fait mais je ne le peux malheureusement pas puisque ça appartient à mon client. Ce que je peux vous dire cependant, c'est que la simplicité est au coeur de cette nouvelle version et que simplifier est un exercice exigeant. On s'en reparlera quand le site sera en ligne.

Trop de choix = déception

Je parle souvent de l'importance de la simplicité. L'exposé de Barry Schwartz présenté à Oxford en 2005 illustre à merveille ce propos.

Selon Schwartz, plus on a de choix, plus on a de chances d'être déçu. Je ne vous en dis pas plus. Prenez le temps de visionner cette présentation (20 min.) et on s'en reparle dans un prochain billet.

Ah oui, si vous travaillez pour un Bell ou un Vidéotron de ce monde, ou pour un Rogers ou un Telus Mobilité de ce monde, ou encore dans un restaurant où on doit choisir si on veut du riz ou des patates bouillies, frites ou pilées, avec ou sans sauce avec notre plat principal, bref, vous voyez le pattern, pourriez-vous leur transmettre un lien vers cette présentation SVP ? Merci beaucoup =)

Pour avoir un autre exemple, je vous invite à lire ce billet d'une nouvelle venue dans la blogosphère québécoise.

La simplicité selon Maeda

LawsOfSimplicity.jpg

Pendant mes quelques jours passés à Boston (pendant les vacances), je suis bien entendu passé par le Harvard COOP Bookstore où j'y ai acheté entre autres, « The Laws of Simplicity Â» de John Maeda.

En 100 pages, Maeda nous présente ses réflexions, parfois philosophiques, sur la simplicité par l'entremise de 10 lois et de trois « clés Â». À première lecture, je dois avouer que je suis quelque peu resté sur ma faim. Peut-être parce que j'avais lu d'autres ouvrages sur le sujet dont le particulièrement intéressant « Simplicity Â» d'Edward de Bono.

Cependant, après relecture, il y a dans ce petit livre quelques réflexions fort intéressantes qui valent les 20 $ CDN qu'il m'en a coûtés. Par exemple :

« ... nothing is an important something. The opportunity lost by increasing the amount of blank space is gained back with enhanced attention on what remains. Â»

« When any interaction with products or service providers happens quickly, we attribute this efficiency to the perceived simplicity of experience. Â»

Intéressé ? Achetez son livre et visitez le blogue.

Vous n'avez pas besoin de la fonction "bacon" sur votre four micro-ondes

Lu dans le cahier Actuel de la Presse du samedi 29 avril 2006 :

Vous n'avez pas besoin de la fonction "bacon" sur votre four micro-ondes. Et vous n'avez pas non plus besoin de neuf possibilités de température, sur votre réfrigérateur. Pas plus que cinq sur votre séchoir à cheveux. Inutile aussi, le réglage "lin" sur votre fer à repasser, ou le bouton "heure d'été" sur votre réveille-matin. Votre appareil photo numérique comprend une multitude de fonctions que vous n'utiliserez jamais, pour la simple raison que vous n'essaierez jamais de photographier une coccinelle, la nuit, sur une mer déchaînée. Et on ne parlera pas de votre téléphone cellulaire, ni du tableau de bord de votre voiture, ni même de votre montre. Le monde moderne est une orgie d'options que nous n'utiliserez jamais, parce que vous n'en avez tout simplement pas besoin, et que de toute façon, vous n'avez pas le temps d'apprendre comment elles fonctionnent, au juste.

Merci à la Presse d'aussi bien résumer ma pensée en matière de design =).

Simplicité et expérience utilisateur

Dans son édition du 23 janvier 2006, eWeek publie un article intéressant sur l'importance de la simplicité dans l'expérience utilisateur.

On peut y lire que le nombre de caractéristiques d'un produit importe de moins en moins. Ce qui compte vraiment, c'est l'expérience que procure ledit produit (je suis bien d'accord =). Le iPod d'Apple en est un bel exemple. De plus, l'auteur présente dix règles orientées vers l'expérience utilsateur.

Un must pour les néophytes en la matière et un bon rappel pour les autres ...

Simplicité et élégance danoise

Ma lecture quotidienne des billets de ce blogueur bien connu de Québec m'a permis de découvrir le site de la compagnie danoise Eva Solo qui est d'une simplicité et d'une élégance hors du commun.

Accueil evasolo

Enfin un site qui respire, qui n'est pas surchargé et qui se démarque des horreurs narcissiques de certains autres "concepteurs".

Je vous invite à explorer ce site et tout particulièrement la page des produits. La navigation est toute simple et me rappelle la version 2001 (?) de la page de produits d'une compagnie réputée pour son design.

Page des produits

À vrai dire, le seul point négatif réside sur cette page où le bouton "reset" n'a pas sa place (il est inutile) et où le bouton "submit" aurait dû être renommé "join" étant donné que la page s'intitule "join the club".

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Observation : les gens ont une tendance naturelle à compliquer inutilement les interfaces. Pourquoi me direz-vous ? Essentiellement pour deux raisons :

1. Ils ne connaissent pas vraiment l’utilisateur de l’application interactive, ce qui fait qu'ils conçoivent à partir de suppositions, d’idées préconçues ou pire, de préférences personnelles.

2. Ils s’attardent aux cas limites. Ces derniers sont faciles à identifier en réunion. Ça commence souvent par "On a déjà eu un client qui ..." ou par "Une fois, il m'est arrivé de ...". OK. OK. C'est arrivé une fois ! Ce n'est pas une raison pour compliquer voire gâcher la solution. Lorsqu'on a une fixation sur les cas limites, on risque d'ennuyer l'utilisateur avec des fonctionnalités utiles dans 20 % du temps (!) ... aussi bien dire qu'elles sont inutiles. Qui plus est, cette fixation est souvent faite au détriment du 80 % de ce qui préoccupe réellement l'utilisateur.

Hum, je crois que je suis vraiment devenu un disciple de John Pawson … ou un plutôt un adepte du gros bon sens !

Sur ce, Joyeuses Fêtes !

Oblitérer le non important, pour accéder à ce qui est important

Hum ... certains concepteurs d'interfaces utilisateurs, notamment Web, auraient avantage à considérer le propos de John Pawson, un architecte et designer minimaliste réputé :

"Le minimum pourrait être défini comme la perfection qu'atteint un objet lorsqu'il n'est plus possible de l'améliorer par soustraction. Il est la qualité d’un objet lorsque chacune de ses composantes, chaque détail et chaque articulation ont été condensés jusqu’à l’essentiel.

Il est le résultat de l’omission de l’inessentiel. La simplicité possède des dimensions qui vont au-delà du purement esthétique : elle peut être le reflet de qualité innée, intérieure, ou la quête d'une compréhension philosophique ou littéraire de l'harmonie, de la raison et de la vérité.

À mon sens, l’un des principes fondamentaux est d’oblitérer le non important, pour accéder à ce qui est important.

Je cherche l’excitation de l’espace vide. L’absence d’encombrement procure de l’espace pour penser, et sans doute même pour comprendre. Lorsqu’un objet est réduit à son essence, les proportions s’animent et la simplicité acquiert une résonance propre."